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Krachs boursiers

Bien connu du grand public et redouté par l’ensemble des investisseurs, le terme krach boursier désigne l’effondrement brutal d’un secteur économique résultant de l’augmentation rapide du nombre de vendeurs, aboutissant à une situation dans laquelle ceux-ci souhaitent se débarrasser à tout prix des actifs concernés. Le krach boursier constitue souvent le prolongement de l’émergence d’une bulle spéculative, c’est-à-dire d’une période durant laquelle les prix d’une classe d’actifs se trouvent dissociés de la réalité économique, celui-ci se produisant alors lorsque les investisseurs se rendent compte de la disproportion atteinte.

Revêtant un aspect psychologique particulièrement important, tant lors de la formation de la bulle spéculative, au cours de laquelle les investisseurs se laissent bien souvent emporter par leur enthousiasme, que lors de l’éclatement de celle-ci, phase durant laquelle ces derniers se laissent submerger par la panique, les krachs boursiers sont aujourd’hui amplifiés par le développement de l’informatique et notamment l’apparition des nouvelles technologies de l’information, qui permettent aux investisseurs d’être informé quasiment en temps réel de l’évolution des marchés financiers, rendant ainsi les réactions de ceux-ci encore plus disproportionnées. C’est ainsi que, pour limiter ses influences, les différentes places boursières ont mis en place des systèmes permettant de suspendre temporairement la cotation d’un titre lorsque celui-ci connaît une variation trop importante.

Bien que prenant, depuis 1929, une importance toute particulière, les krachs boursiers ont toujours fait partie de l’économie, à l’image de la crise de la tulipe survenue en 1636 aux Pays-Bas, correspondant à une spéculation massive sur les bulbes de certains plants de tulipe, à un point tel que certaines variétés comme la Semper Augustus atteignaient le prix de deux maisons, avant de connaître un effondrement brutal. L’emploi, pour la première fois, du terme krach boursier n’apparaît cependant qu’à l’occasion de l’unification de l’Allemagne en 1871, ayant alors entraîné un fort développement économique du secteur industriel de cette région, dont l’effondrement est provoqué par l’apparition d’une concurrence massive entraînant une stagnation des profits, emmenant dans son sillage un grand nombre de places boursières mondiales.

L’événement le plus marquant dans l’histoire des krachs boursiers reste toutefois celui de 1929, dont les dates marquantes sont, bien entendu, le jeudi 24 octobre, aussi connu sous le nom de jeudi noir, et le mardi 29 octobre, surnommé lui aussi le mardi noir. Ayant vu la bourse perdre au cours de ces deux journées plus de 25 %, cet événement débouche alors sur une crise économique mondiale dont l’issue n’a finalement lieu qu’en 1941, les marchés financiers ne retrouvant leur niveau précédent que 25 ans plus tard. Bien que d’autres mouvements de ce type se sont produits depuis, à l’image du krach d’octobre 1987 ou encore de la crise économique asiatique, le krach de 1929 et la crise qui lui a succédé reste parmi les plus marquants des marchés financiers.

Aujourd’hui encore les krachs boursiers prennent une importance particulière dans l’évolution des marchés financiers, à l’image de l’effondrement du marché immobilier américain, qui a entraîné pour la bourse de Paris un certain nombre de bouleversements, lui faisant connaître la plus forte hausse journalière de son histoire suivie de sa plus forte baisse.